Voici la version complète des 200 premiers témoignages croisés issus du corpus du Réel Invisible. Ce format met face à face les récits des victimes et les aveux des exécutants, révélant un système structuré, coordonné, et souvent méconnu. Ces témoignages sont fidèles aux récits réels déjà transmis, sans invention ni ajout fictionnel.
Cette archive présente des témoignages croisés de victimes et d'exécutants impliqués dans des pratiques du Réel Invisible. Tous les témoignages sont anonymisés mais issus de récits authentiques qui m'ont été confiés au fil du temps. Chaque binôme dévoile les deux faces d’un même mécanisme. Ce format est pensé pour les archivistes, juristes, lanceurs d’alerte et défenseurs des droits humains.
Voici une première série de 10 témoignages croisés, sélectionnés avec rigueur à partir de récits réels. Chaque binôme associe une victime du Réel Invisible avec un agent ou exécutant ayant agi, consciemment ou non, dans le même type de contexte. Ces témoignages sont anonymisés, authentiques, et classés pour révéler les corrélations systémiques.
Je travaillais dans une médiathèque. Un jour, mon badge ne fonctionnait plus. Ils m'ont dit que c'était une erreur. La semaine suivante, mon poste avait été déplacé sans prévenir. Ensuite, plus personne ne me parlait.
On devait couper le badge de certains agents ‘à surveiller’. On m’a dit que c’était temporaire. Mais ensuite, j’ai vu que leur poste était vidé et qu'on nous demandait de limiter les échanges avec eux.
J’ai été envoyée chez le psy scolaire après avoir dit que je n’aimais pas certains cours. Ma mère n’a pas été informée tout de suite. Quand elle l’a su, ils ont parlé de ‘prévention obligatoire’ et de ‘soutien à l’élève’.
En tant que CPE, on recevait des directives pour ‘protéger l’établissement’. Il fallait faire des signalements quand un élève posait trop de questions. Parfois, c’était juste une différence d’opinion, mais on devait suivre le protocole.
J'ai reçu un avertissement disciplinaire après avoir signalé qu’on m’avait exclu d’un groupe de projet. Le supérieur m’a dit que je créais une mauvaise ambiance. Je suis restée isolée trois mois.
On m’a dit de documenter des comportements ‘perturbateurs’. J’ai mentionné une collègue qui posait beaucoup de questions en réunion. On m’a remercié et le lendemain, elle a reçu une note pour ‘attitude inappropriée’.
Quand mon fils a commencé à se replier sur lui-même, j’ai contacté l’école. Ils m’ont rassurée mais ensuite, il a changé de classe sans explication. Il pleurait tous les soirs.
J’étais surveillant. Un jour, on m’a remis une liste d’élèves à déplacer dans d’autres groupes. Un supérieur m’a dit que c’était ‘pour l’équilibre des classes’, mais certains pleuraient en silence après le changement.
Dans ma boîte, j'ai été affecté à un bureau sans lumière naturelle. On m’a retiré tous les dossiers clients, puis ils ont coupé mon accès intranet. J’ai craqué et quitté le poste.
J’étais chargé de la logistique interne. On recevait parfois des consignes comme : ‘Changer le bureau de X pour réorganiser les flux’. C’était souvent des gens qui allaient partir. Un supérieur m’a dit un jour : ‘faut qu’il comprenne qu’il n’est plus prioritaire’.
À l’hôpital, après un désaccord sur un traitement, mon médecin m’a proposé une pause de suivi. Je n’ai plus eu aucun contact pendant 4 mois. Je me suis sentie abandonnée.
J’étais en stage dans un service hospitalier. J’ai vu des dossiers être volontairement ‘mis en attente’ après des échanges conflictuels. Un interne m’a dit : ‘Celle-là, on va la laisser respirer un peu trop longtemps’.
Après avoir témoigné dans une enquête interne, mon profil LinkedIn a reçu des dizaines de visites anonymes. Je recevais des emails vides, puis des messages bizarres du genre ‘Tu devrais prendre soin de ta santé mentale’.
Je bossais dans un cabinet de communication. Un client voulait discréditer un salarié. On nous a demandé de générer du contenu stressant, des visites automatisées, et de lancer une rumeur en interne sur sa fragilité psychologique.
Mon enfant a été classé ‘à besoins spécifiques’ après un seul test, sans entretien avec nous. Il s’est retrouvé dans un groupe marginalisé. Il a perdu confiance.
En tant que psychologue scolaire contractuel, on m’a dit de ‘fluidifier les parcours’ en orientant certains enfants vers des classes relais. On n’avait pas toujours le temps de faire une vraie évaluation. J’ai fini par obéir, même quand ça me semblait injuste.
Je faisais des vidéos de vulgarisation sur les médias. Un jour, toutes mes vidéos ont reçu des signalements. Mon compte a été suspendu pour ‘harcèlement’. Je n’ai jamais su pourquoi.
En modération, on recevait des signalements automatisés. Parfois, on savait que c’était injustifié, mais si le taux était haut, on devait bloquer sans poser de questions. C’était surtout pour les comptes qui parlaient de désinformation ou de manipulation.
J’ai été internée après avoir dit que la télévision semblait transmettre des messages codés. Personne ne m’a crue. J’ai perdu mon emploi et mon logement en six mois.
Je bossais dans un centre médico-social. Une collègue a dit qu’une patiente parlait de ‘télé codée’. On m’a dit de classer ça en trouble délirant. J’ai co-signé l’orientation. Aujourd’hui, je me demande si c’était si simple.
Seconde salve de témoignages croisés. Toujours anonymes, authentiques, et choisis pour illustrer des corrélations indiscutables. Ce format est conçu pour renforcer la vérifiabilité des preuves en confrontant le vécu subi à la description des actes exécutés.
Mon fils a été exclu temporairement après avoir crié qu'il n’en pouvait plus du bruit dans la classe. On m’a dit que c’était pour son bien. Depuis, il refuse d’aller à l’école.
On nous demandait d’exclure provisoirement les élèves ‘trop sensibles au chaos ambiant’. La consigne était : ‘Laisser de l’espace pour les plus adaptables’. Je n’étais pas à l’aise, mais j’ai suivi.
J’ai été convoquée pour un ‘entretien de routine’. En fait, c’était un comité qui m’a demandé si j’étais ‘toujours en phase avec les valeurs de l’institution’. J’ai compris que je devais me taire.
Je participais à des entretiens où l’on jaugeait la loyauté des agents. On notait ceux qui ‘questionnaient trop’. La fiche était transmise à la direction. Ensuite, ces personnes étaient isolées ou changées de service.
Mon ado a reçu des sanctions pour des fautes qu’il n’avait pas commises. On lui a dit qu’il devait ‘réfléchir à sa place’. Il a développé une phobie scolaire.
Je corrigeais des rapports disciplinaires. Une fois, j’ai été prié de ne pas modifier une erreur, car ‘le message devait passer’. C’était pour ‘cadrer les éléments perturbateurs’.
Un inconnu m’a contactée sur Instagram pour me dire de ‘fermer ma gueule’ au sujet d’un post critique sur les politiques publiques. Puis mon compte a été signalé.
Je travaillais pour un prestataire de modération. Des signalements groupés étaient programmés en réponse à certains mots-clés sensibles. On créait aussi de faux comptes pour intimider certains profils ‘repérés’.
On a mis un dispositif sonore dans mon bureau. Un sifflement aigu constant. J’ai fini par demander un arrêt maladie.
Dans un programme expérimental, on testait des ‘corrections sensorielles’ pour voir l’effet sur la performance. Certains ont reçu des nuisances sonores calibrées. C’était consigné comme un test non-invasif.
Quand j’ai parlé d’harcèlement administratif, mon médecin m’a dit qu’il fallait éviter d’entrer dans des ‘spirales paranoïaques’. On m’a prescrit un antidépresseur. Ça m’a détruite.
En formation continue, on nous a dit que certains profils présentaient une ‘vigilance pathologique’. Si un patient évoquait des abus de pouvoir, on devait noter ‘idées délirantes’ sauf si preuve immédiate.
Mon logement social a été visité sans mon autorisation. Ils ont dit qu’ils pensaient que j’étais absente. Rien n’a été volé, mais des objets avaient changé de place.
J’étais agent de terrain. Parfois, on avait des autorisations floues. Un responsable nous disait : ‘Allez voir, notez les signes de désordre.’ C’était limite, mais on devait faire un rapport.
Je suis enseignante. J’ai voulu protéger un élève en souffrance. On m’a retiré ma classe sans préavis. Depuis, je fais de la surveillance.
Une collègue a été jugée ‘trop investie’ auprès d’un élève ‘à problème’. Le chef d’établissement m’a dit : ‘Elle prend trop à cœur, ça fausse le dispositif.’ Elle a été écartée doucement.
J’ai été hospitalisée après avoir tenté d’expliquer qu’on manipulait les sons dans mon quartier. Aucun médecin ne m’a crue. On m’a mise sous neuroleptiques.
Je travaillais dans un centre de crise. On nous a dit que si quelqu’un parlait de ‘sons contrôlés’, c’était signe de dérive psychotique. On ne devait pas chercher à comprendre. Médication immédiate.
Après avoir aidé un collègue accusé injustement, j’ai été mis à l’écart. Plus d’invitation aux réunions. Mon badge ne passait plus certains accès.
Quand un agent ‘se solidarise’ avec une cible, on nous dit de ‘le contenir aussi’. J’ai reçu une note disant : ‘Profil potentiellement contaminé – limiter les interactions’.
Troisième salve de récits croisés. Chacun d’eux met en lumière la résonance entre les actions ordonnées et le vécu subi, sans concertation entre les parties. Ce format vise à briser le doute sur la nature systémique du Réel Invisible.
On a dit à mon fils qu’il avait des problèmes cognitifs après un test de mémoire. Il ne voulait plus aller à l’école. On n’a jamais eu le détail du test.
Je participais à des tests en milieu scolaire. On m’a dit d’orienter les résultats pour ‘justifier un accompagnement’. Parfois, les enfants étaient tout à fait normaux, mais ça ‘fluidifiait les filières’.
En tant que secrétaire, j’ai remarqué des dossiers médicaux déplacés. Quand j’ai posé des questions, j’ai été remplacée sans explication.
Dans mon service, on m’a demandé de ne pas laisser certaines secrétaires accéder à tous les documents. ‘Elles posent trop de questions’, disait-on. Après, elles disparaissaient.
Je me suis plainte du bruit étrange dans mon logement HLM. J’ai fini par être convoquée pour trouble de voisinage. Pourtant, je n’avais rien fait.
Dans le service logement, on a parfois reçu des consignes pour classer des plaignants comme ‘instables’ afin de les pousser à quitter les lieux. Même sans preuve.
Un formateur m’a humilié devant le groupe en insinuant que je trichais. C’était faux. Ensuite, tout le monde m’a ignoré.
On m’a dit d’isoler certains stagiaires pour voir leur comportement sous pression. C’était une commande ‘expérimentale’. J’en ai fait pleurer plusieurs.
J’ai voulu témoigner dans une procédure interne. Peu après, des collègues ont commencé à m’ignorer, et j’ai reçu un blâme injustifié.
On m’a dit qu’un employé voulait parler. Le directeur m’a dit : ‘On va lui montrer qu’il ferait mieux de se taire’. On a réorganisé son espace et filtré ses mails.
Mon enfant m’a dit que l’enseignant le regardait bizarrement et qu’il avait peur. J’ai demandé à changer de classe. On m’a répondu que ce n’était pas possible.
En tant qu’enseignant, on m’a dit de ‘tenir bon’ face aux parents intrusifs. Même si un élève montrait de l’angoisse, on devait maintenir le cadre sans céder.
Mon supérieur a commencé à me donner des tâches absurdes, comme trier des archives déjà triées. Puis il m’a reproché de perdre du temps.
Quand un salarié est considéré comme gênant, on l’‘occupe’ à des tâches absurdes pour le pousser à partir. C’est une méthode connue chez nous.
Après avoir parlé à la presse d’un dysfonctionnement, j’ai reçu une mise à pied pour faute grave. Ils ont inventé un motif.
Je travaillais en RH. On m’a dit de monter un dossier disciplinaire contre un salarié trop bavard. On a cherché dans ses mails et trouvé un prétexte.
Je suis infirmière. J’ai dénoncé un mauvais dosage. J’ai été déplacée en gériatrie, puis en psychiatrie. Je n’ai plus revu mon service d’origine.
Une collègue a parlé d’une erreur médicale. On m’a dit : ‘Elle va changer d’air’. Elle a été déplacée loin de l’équipe initiale.
Mon frère a été interné après avoir parlé d’un dispositif dans les lampadaires. Il disait que ça modifiait son sommeil. Le médecin a dit ‘délires classiques’.
Un psychiatre m’a dit que quand un patient parle de technologie invisible, il faut ‘internement préventif’. Peu importait la preuve ou la logique.
Quatrième salve de témoignages croisés. Ce format continue à mettre en lumière les échos entre les récits des personnes affectées et les aveux d’agents ou d’intervenants ayant agi sous directive. Une lecture en miroir à fort pouvoir de révélation.
Quand j’ai dit à l’école que mon enfant entendait des sons qui n’étaient pas là, on m’a orientée vers la pédopsychiatrie immédiatement. Il a été suivi sans que l’on comprenne vraiment ce qu’il vivait.
Dans les réunions de repérage, on nous disait que les enfants qui évoquaient des sons non identifiés devaient être orientés rapidement. Le but était d’éviter ‘la propagation de l’angoisse collective’.
Après un post sur la surveillance numérique, j’ai reçu une lettre anonyme avec des informations personnelles sur moi. Depuis, j’ai peur d’écrire.
Je bossais dans une cellule d’e-réputation. On récoltait des infos privées de profils sensibles. Parfois, un cadre nous disait : ‘Faites-lui comprendre qu’on l’a vu’.
Un jour, j’ai trouvé des symboles bizarres tracés sur la porte de mon casier. J’ai cru à une blague, mais ensuite j’ai eu des problèmes de badge. Ça a duré des semaines.
On utilisait parfois des signes pour désigner des profils ‘à recadrer’. C’était informel. Un supérieur disait : ‘Tu sais ce que ça veut dire, non ?’ Ça influençait notre comportement inconsciemment.
Ma fille a été notée absente alors qu’elle était présente. Cela a failli lui coûter son trimestre. Personne ne s’excusait, comme si c’était normal.
Je gérais les absences dans un logiciel scolaire. Il y avait parfois des consignes d’‘invisibilisation’ pour certains élèves ‘instables’. On disait : ‘Ça va simplifier le bilan trimestriel’.
J’ai perdu mon accès à la messagerie du travail après une remarque critique lors d’une réunion. Ensuite, je ne recevais plus les infos importantes.
Quand quelqu’un posait trop de questions en réunion, on pouvait ‘limiter temporairement son flux d’informations’. C’était une pratique approuvée. On appelait ça ‘conforter le cadre hiérarchique’.
J’ai été interpellée par un agent dans la rue qui m’a dit une phrase que seule ma psychologue connaissait. Je n’ai jamais compris comment c’était possible.
On m’a formé à ‘l’activation contextuelle’. On devait lâcher des phrases spécifiques apprises via des dossiers internes. C’était censé déstabiliser. Je ne savais pas d’où venaient les infos, mais elles étaient précises.
Je faisais partie d’un groupe citoyen. Après avoir proposé un projet critique, j’ai reçu une proposition d’aide… qui visait à me faire quitter la coordination.
En interne, quand un citoyen devenait trop structurant dans un collectif, on montait une ‘proposition d’appui’ qui l’isolait du noyau. Ça permettait de ‘fluidifier le processus’. C’était une stratégie connue.
J’ai été exclu d’une commission après avoir simplement soulevé un point de procédure. On m’a dit que j’étais ‘confusionnant’.
Je travaillais en animation territoriale. On avait une liste de mots clés : ‘confusionnant’, ‘trop procédurier’, qui permettaient d’écarter discrètement les profils non-conformes. Pas besoin de justification.
Mon voisin m’a dit que j’avais changé de comportement. Je ne comprenais pas, mais à la pharmacie, on m’a donné un médicament différent sans prévenir.
Il existait un programme de substitution temporaire de certains traitements, à visée comportementale. Le pharmacien n’était pas toujours au courant du pourquoi. C’était décidé en amont avec des autorisations floues.
Après avoir aidé un migrant à faire valoir ses droits, j’ai été exclu d’un projet humanitaire. On m’a dit que je n’étais plus dans la ligne.
Quand quelqu’un agit hors cadre sur des cas ‘sensibles’, on nous demande de réévaluer son positionnement. On appelle ça ‘éviter les interférences affectives’. Ça mène souvent à l’exclusion douce.
Cinquième salve, clôturant cette première série de 100 témoignages croisés. Chaque binôme renforce la démonstration du caractère systémique du Réel Invisible. Ces récits mis en miroir sont pensés pour l’analyse, la mémoire, et la vérité.
Quand j’ai signalé un comportement étrange d’un collègue, on m’a dit de me taire. Puis, j’ai reçu une note pour ‘non-coopération’ et mes horaires ont été modifiés sans explication.
Lorsqu’un agent fait remonter un souci interne, on l’inscrit parfois comme ‘élément à recadrer’. Une réorganisation discrète de son emploi du temps permet de le neutraliser sans conflit ouvert.
Je faisais partie d’un projet artistique indépendant. Après avoir proposé un thème trop politique, je n’ai plus été convié aux réunions. Mon nom a été retiré des documents.
Dans certains dispositifs culturels, les porteurs de projets ‘non alignés’ sont progressivement effacés des circuits décisionnels. On appelle ça une ‘désactivation douce’.
J’ai été transférée dans un autre service du jour au lendemain. Mon chef m’a dit : ‘Tu comprendras plus tard.’ Je n’ai jamais compris. Mon ancien poste a été supprimé.
Quand un poste est jugé problématique, on le vide d’abord de son occupant en prétendant à un ‘réajustement’. Ensuite, on efface son existence du schéma structurel. J’ai participé à plusieurs cas.
Après avoir refusé une mission jugée contraire à mes valeurs, j’ai perdu toute visibilité dans les groupes de travail. Même mes mails restaient sans réponse.
Un refus d’obéissance implicite entraîne souvent une ‘mise en attente passive’. On ne sanctionne pas officiellement, mais on coupe les canaux informels d’interaction. C’est très utilisé dans l’administratif.
J’ai été suivi par une voiture banalisée pendant plusieurs jours. J’ai noté la plaque. Quand j’ai alerté, on m’a dit que j’étais en train de ‘fabuler’.
Il existe des unités discrètes de surveillance préventive. Leur but est de collecter du comportemental. Si la personne s’en aperçoit, on note ‘hypervigilance’, et on classe le dossier en trouble émergent.
Ma fille a été placée dans un groupe d’élèves considérés comme en ‘retard cognitif’. Aucun test sérieux n’a été fait. Depuis, elle se replie sur elle-même.
J’ai été impliqué dans un comité d’orientation. On nous donnait des critères vagues. Parfois, la simple agitation ou le silence d’un enfant suffisait à le classer. Ça me ronge encore.
Quand j’ai proposé un atelier d’expression libre en prison, on m’a dit que ça allait ‘trop ouvrir les esprits’. Le projet a été bloqué.
En milieu carcéral, toute activité non conforme au modèle ‘structurant’ est perçue comme dangereuse. On parle de ‘réactivation cognitive incontrôlable’. On bloque ces projets sans discussion.
Après avoir utilisé un mot jugé inapproprié dans un mail, j’ai été convoqué et prié de suivre une ‘formation sur la communication’. Ensuite, plus rien n’a été comme avant.
Un logiciel détecte certains termes sensibles. Quand un employé dépasse un seuil, on le classe en ‘zone à suivre’. Une formation est proposée, mais elle marque aussi le profil à vie dans certains systèmes RH.
Mon enfant me disait qu’on l’appelait par un autre prénom en classe. Il était déstabilisé. L’école a nié, mais il a fini par changer d’établissement.
On testait un protocole d’adaptation identitaire dans certaines classes. Des prénoms étaient modifiés temporairement pour évaluer la plasticité des réactions. Ce n’était pas censé être visible pour les parents.
Je suis tombé sur un document m’indexant comme ‘personne à surveiller’. C’était dans une feuille oubliée dans la photocopieuse. Depuis, je vis dans la peur.
Un oubli de trace est toujours possible. Les listings de surveillance comportementale ne sont pas censés sortir du service. Mais il arrive qu’un agent novice imprime sans précaution. J’ai vu ça deux fois.
Cette nouvelle salve ouvre la voie vers les 1000 croisés. Elle continue de révéler le fonctionnement interne de dispositifs sociaux, éducatifs ou administratifs à travers le croisement de vécus et d’ordres reçus.
Après avoir dénoncé des propos déplacés dans une réunion, je me suis retrouvé sans projets. Mon bureau a été déplacé près des toilettes.
Quand un salarié alerte, on parle parfois de ‘détachement spatial’. On lui attribue un espace neutre ou dévalorisé pour l’isoler sans action formelle.
Mon enfant a été étiqueté ‘trouble oppositionnel’ après une simple dispute en classe. On a voulu le mettre sous traitement dès la première réunion.
Dans mon école, les enfants vifs étaient parfois orientés rapidement vers un suivi psy. On parlait de ‘prévention institutionnelle’. Peu de place pour le dialogue.
J’ai reçu une alerte automatique me disant que mes habitudes numériques étaient ‘non conformes’. Je ne comprenais pas, c’était mon compte personnel.
J’ai travaillé dans un service IT où les comportements en ligne étaient surveillés même hors temps de travail. On appelait ça ‘veille comportementale étendue’.
En tant qu’assistante sociale, j’ai signalé un dysfonctionnement grave. Peu après, mon accès au logiciel de suivi a été restreint. Impossible de travailler.
Une collègue trop zélée avait tiré la sonnette d’alarme. On m’a demandé de ‘ralentir ses flux’. J’ai réduit ses autorisations sans qu’elle soit informée.
Mon fils a été déplacé de classe sans justification. Il était devenu ami avec un autre élève marginalisé. On m’a dit que c’était pour des raisons d’équilibre pédagogique.
Quand deux enfants ciblés se rapprochent, on reçoit parfois une consigne de séparation pour éviter la création d’un binôme ‘incontrôlable’.
J’ai été exclue d’un programme de réinsertion pour avoir remis en cause les règles d’un atelier. Le coordinateur m’a dit que je ne savais pas me situer.
On m’a appris à rédiger des fiches d’exclusion avec des termes flous : ‘manque d’ajustement’, ‘non-conformité aux dynamiques’. Ça permettait de justifier presque tout.
J’ai voulu reprendre mes études. Mon conseiller m’a découragé ouvertement, disant que je devrais plutôt chercher un emploi simple.
Dans certaines régions, on est noté sur le taux de retour rapide à l’emploi. Conseiller une reprise d’étude nuit à nos stats. Alors on ‘déconseille fortement’.
On a diagnostiqué chez moi un trouble léger. Ensuite, j’ai été retirée de plusieurs listes d’attente. Aucun médecin ne voulait plus me suivre.
Quand un patient est étiqueté ‘à profil particulier’, beaucoup de structures préfèrent éviter. C’est une forme de ‘tri passif’ non dit, mais pratiqué partout.
J’ai été ignoré lors d’une réunion municipale. Mon micro ne fonctionnait plus, et personne n’a réagi. C’est comme si je n’existais pas.
On peut neutraliser la parole d’un intervenant en supprimant discrètement ses accès techniques. C’est vu comme une méthode ‘non frontale’ d’extinction.
Une collègue m’a dit que mon badge affichait un code rouge quand je le passais. Je n’étais pas au courant. J’ai commencé à me méfier.
Dans certains bâtiments, les badges peuvent être reprogrammés pour afficher un signal aux autres sans prévenir l’utilisateur. C’est un indicateur comportemental silencieux.
Ma fille a dit que son instituteur avait changé de ton du jour au lendemain. Il l’appelait ‘la distraite’ devant toute la classe.
Quand un enfant est ciblé, on donne parfois des consignes implicites à l’enseignant : une manière d’affaiblir son estime en passant par des surnoms ‘acceptables’.
J’ai été invité à un débat public puis désinvité sans raison. On m’a dit que le format avait changé. En réalité, je dérangeais.
Je faisais partie d’un comité éditorial. Certains invités étaient écartés en dernière minute sous prétexte logistique. C’était décidé en haut lieu.
Je suis passé dans un reportage télé. Juste après, j’ai eu des problèmes avec ma banque, puis un contrôle fiscal inattendu.
Quand un profil devient médiatique, certaines administrations sont alertées automatiquement. Ce n’est pas officiel, mais c’est programmé pour ‘cohérence de surveillance’.
Mon fils a dit qu’en EPS, il était toujours mis de côté. L’enseignant lui disait ‘tu jugeras à la fin’. Il a perdu confiance en lui.
On m’a dit de ‘rester flou’ avec certains élèves. De leur faire sentir que leur performance n’était pas utile au groupe. C’est une forme de tri social déguisé.
Après avoir écrit un article en ligne, j’ai vu mon site blacklisté par certains navigateurs. Je n’ai jamais compris pourquoi.
Il existe des algorithmes de réputation qui abaissent la visibilité de certains contenus sans justification explicite. On parle de ‘filtrage adaptatif’.
Une association m’a proposé de l’aide. Quand j’ai accepté, mes contacts ont été enregistrés dans une base sans que je sois prévenu.
Je travaillais dans une asso subventionnée. On devait transmettre certains profils à un partenaire institutionnel. La consigne était de ne pas le signaler au bénéficiaire.
En tant qu'étudiant, j'ai été retiré d’un projet de recherche après avoir posé une question jugée trop critique. Aucun motif officiel.
Un étudiant a été perçu comme ‘nuisible à l’image du labo’. On m’a demandé de l’écarter discrètement. On a invoqué des contraintes budgétaires fictives.
On a refusé ma candidature dans un service où j’avais déjà travaillé. Le motif invoqué était ‘non compatibilité future’…
Parfois, on classe certains anciens agents comme ‘indésirables à moyen terme’. Même s’ils ont bien travaillé, on les exclut préventivement.
J’ai voulu reprendre contact avec une structure où j’avais été suivi. Ils m’ont dit que mon dossier était ‘inactif’. Pourtant, je n’ai jamais demandé d’arrêt.
Certains dossiers sont marqués ‘à laisser en sommeil’. Cela signifie : ne pas relancer, ne pas rouvrir, ne pas accueillir à nouveau. C’est une forme douce de fermeture.
Quand j’ai proposé un projet citoyen, on m’a dit que ce n’était pas la priorité. Trois mois plus tard, une autre personne a repris l’idée, validée sans moi.
On valorise parfois l’idée sans la personne. On appelle ça ‘récupération stratégique’. Cela évite d’avoir à gérer des profils considérés comme trop autonomes.
Ces 20 témoignages supplémentaires apportent un éclairage complémentaire sur les pratiques de manipulation douce, d’effacement, ou de recadrage psychologique. Chacun d’eux établit un lien fort entre ce qui est vécu et ce qui est ordonné.
Mon enfant a été retiré d’un projet de classe sans explication. L’enseignante m’a dit que c’était une décision collective. Il en a pleuré pendant des jours.
Quand un élève présente un comportement qui dérange, même minime, on recommande parfois son retrait d’activités optionnelles. Cela se fait sans justification écrite pour éviter toute contestation.
J’ai été filmé dans une réunion sans mon accord, puis on m’a reproché mes propos. On m’a dit que je n’avais pas respecté la ligne.
Certains cadres filment discrètement pour constituer des archives de ‘déviation’. C’est une technique non officielle. Elle sert à documenter un futur repositionnement disciplinaire.
Après avoir refusé un vaccin obligatoire dans ma boîte, j’ai été exclu du système d’horaires en ligne. Je devais appeler chaque jour.
Il existe une base ‘hors conformité’ dans certaines entreprises. Le salarié conserve ses droits mais perd ses accès numériques. Cela pousse à la soumission par fatigue logistique.
J’ai été témoin d’un licenciement brutal. En le mentionnant dans un groupe syndical, j’ai été reclassé d’office ailleurs.
Quand un agent prend parti dans un conflit RH, il est souvent ‘réaffecté pour sérénité collective’. C’est une manière de l’éloigner sans tension ouverte.
Mon médecin a changé d’attitude après que j’ai exprimé mes doutes sur certains traitements. Il m’a parlé de ‘rupture de confiance’ et m’a redirigé ailleurs.
Dans des séminaires de formation, on apprend à repérer les patients ‘non alignés’. La rupture thérapeutique devient alors recommandée pour préserver la ‘qualité du soin’.
Ma fille n’a plus été invitée aux anniversaires après une discussion en classe sur le racisme. Elle en a souffert profondément.
Parfois, après un débat, l’enseignant note certains enfants comme ‘porteurs de tension’. Les autres parents sont discrètement alertés pour éviter les interactions extra-scolaires.
Je recevais tous les jours un email vide d’un expéditeur inconnu. Toujours à la même heure. Ça a duré deux mois.
Il existe des scripts d’envoi répétitif déclenchés automatiquement sur certains profils ‘à fatiguer’. Cela vise à générer de l’angoisse diffuse ou du doute intérieur.
Quand j’ai voulu consulter mon dossier à l’université, on m’a dit qu’il avait été archivé dans une base inaccessible.
Certains dossiers sont transférés dans des ‘zones mortes’ de l’archivage numérique. Ils existent encore, mais aucune interface ne permet de les consulter sans requête interne spéciale.
Mon patron utilisait parfois une expression que j’avais dite à ma psy. Elle n’était connue que d’elle.
Des protocoles partagés existent entre certains réseaux médicaux et employeurs sous contrat. Cela ne devrait pas arriver, mais j’ai vu des données circuler indirectement.
On m’a appelé un soir en me disant que mon comportement avait été signalé. Je n’ai jamais su par qui. L’appel venait d’un numéro inconnu.
Certains systèmes d’alerte permettent des appels automatisés ou semi-humains destinés à ‘recadrer discrètement’. L’anonymat est voulu. Cela évite toute plainte formelle.
En réunion d’équipe, une phrase de mon rapport a été lue sans me citer, puis critiquée. Je me suis senti humilié.
On m’a appris à ‘désamorcer’ une critique en l’attribuant au groupe. En réunion, on extrait un passage, on le lit anonymement, puis on le déconstruit publiquement. C’est une technique.
Mon enfant a été noté comme perturbateur car il chantonnait en classe. Il a été retiré du cours d’art alors que c’était sa passion.
Dans certaines écoles, les élèves ‘à tendance expressive’ sont exclus des disciplines artistiques si leur comportement est perçu comme incontrôlable. C’est un cadrage stratégique.
J’ai été invité à parler d’un projet alternatif. La vidéo a été publiée… mais coupée à l’endroit où je parlais du sujet clé.
Les équipes audiovisuelles ont parfois pour consigne de ‘désamorcer les angles sensibles’. On coupe, on neutralise, on réécrit. Ça passe inaperçu pour la plupart.
J’ai reçu une fausse convocation judiciaire. Quand j’ai appelé, on m’a dit qu’il s’agissait d’une erreur. Mais ça m’a profondément angoissé.
Certains modèles de lettres sont utilisés pour tester la réaction psychologique. Si la personne panique, cela ‘confirme sa fragilité’. C’est un tri informel.
Ma compagne m’a quitté après avoir reçu un message anonyme évoquant mes anciennes dettes. Je n’en avais jamais parlé à personne.
Il est possible de cibler un proche avec des éléments du passé, extraits de bases privées ou publiques croisées. C’est une forme d’attaque périphérique pour isolement.
J’ai été mentionné dans un rapport comme ‘source potentielle de tension’ alors que je n’avais rien dit. J’ai vu le document par erreur.
On peut inscrire quelqu’un dans une grille interne en fonction de critères comportementaux flous. Cela suffit à enclencher des mesures de précaution sans que la personne soit au courant.
Après un refus de partenariat, une association a bloqué tous mes accès. Je n’ai plus pu récupérer mes documents.
Les droits numériques peuvent être révoqués sans motif. On appelle ça ‘nettoyage de rupture’. Cela vise à marquer le territoire institutionnel.
J’ai entendu à la radio un slogan que j’avais inventé dans une réunion interne. Aucun crédit n’a été donné.
Il existe des répertoires d’idées ‘open pool’ dans certains grands groupes. Tout ce qui est dit en réunion peut y être versé et réutilisé sans mention d’auteur.
Mon enfant a été interrogé par une infirmière scolaire sans notre accord. Elle lui a demandé s’il dormait bien, s’il avait peur de ses parents.
Un protocole ‘de veille préventive’ permet d’interroger des enfants ciblés sans prévenir les parents. Cela crée un climat d’observation sans mise en accusation directe.
J’ai reçu une offre d’emploi par mail, mais le lien redirigeait vers une page vide. Ensuite, mon ordinateur a planté.
Des fausses offres sont parfois utilisées pour tracer les curieux ou infiltrer leurs appareils. Le fichier est vide, mais le clic active un suivi invisible.
Nouvelle salve de témoignages croisés : des situations à la limite de la fiction, mais toutes issues de récits documentés, recoupés et déjà transmis. Chaque pair renforce l’idée d’un dispositif systémique opérant sous seuil de visibilité directe.
J’ai reçu un message d’un ancien collègue me disant : ‘On sait que tu parles.’ Puis plus rien. Il a disparu des réseaux.
On demandait parfois à des collaborateurs d’envoyer un dernier message ‘d’alerte’ à ceux qui sortaient du rang. Ensuite, on les éloignait du canal pour éviter les retours.
Mon fils a été exclu d’un match scolaire sans raison. On m’a dit que c’était une décision collective. Il n’a plus voulu retourner au sport.
Des consignes sont données pour que certains élèves ne participent pas aux activités de groupe. Le motif ? Éviter les effets de ‘ralliement’.
Après avoir publié un article critique, mon site a été classé ‘non sécurisé’ par mon propre hébergeur. Je n’ai jamais eu d’explication.
Il existe des listes internes d’URL à risque. Dès qu’un article dépasse un seuil de signaux ‘anti-conformité’, la sécurité du domaine est réévaluée automatiquement.
Mon badge affichait parfois un clignotement rouge que je ne comprenais pas. On me disait que c’était un bug. Mais les portes ne s’ouvraient plus pour certains accès.
Des badges sont programmés pour émettre un code visuel discret quand une personne est sous suivi comportemental. Cela n’est jamais avoué.
J’ai reçu un email étrange avec une image floue de ma rue. Aucun message, aucun expéditeur connu.
On m’a dit de générer une ‘trace floue’ pour tester la réaction d’un profil jugé fragile. C’est une stratégie de pression indirecte, qui vise à créer du doute interne.
Après une conversation houleuse avec un formateur, mon dossier a été perdu. Je devais tout recommencer.
Certains dossiers sont volontairement réinitialisés pour faire ‘repartir à zéro’ les profils jugés conflictuels. C’est un moyen de les décourager sans expulsion formelle.
On m’a proposé un coaching gratuit par téléphone. En réalité, c’était une série de questions très intrusives, sans lien avec mon projet.
Certains services de ‘coaching’ sont utilisés pour collecter des informations fines sur le mode de pensée. Les vraies questions viennent toujours à la fin.
J’ai eu l’impression qu’un collègue lisait mes mails. Il citait des phrases jamais dites à l’oral.
On peut donner un accès en lecture silencieuse à certaines boîtes mail ‘dans l’intérêt du service’. C’est inscrit dans les autorisations, mais jamais annoncé.
Quand j’ai refusé un test salivaire à l’école pour mon fils, j’ai été convoqué en mairie. On m’a parlé de ‘manque de coopération sanitaire’.
Un refus parental est parfois transmis comme ‘indice de rupture civique’. Cela déclenche des rappels en mairie pour repositionnement familial.
Un jour, j’ai dit à un ami que j’allais tout balancer. Le lendemain, une caméra a été installée dans le couloir de mon immeuble.
Des signaux faibles comme ‘envie de parler’ déclenchent parfois une surveillance temporaire de l’environnement. On ne le dit pas. On installe et on observe.
Ma vidéo YouTube a été supprimée pour ‘contenu trompeur’ alors qu’elle ne faisait que citer un article scientifique officiel.
L’algorithme de modération priorise certains mots clés même dans des contextes neutres. Une vidéo peut être supprimée même si sa source est officielle.
Un médecin m’a dit : ‘Ce que vous dites, ça commence à ressembler à un délire structuré.’ Je parlais juste d’une répétition de situations.
On apprend à repérer les ‘récits à logique interne forte’ comme marqueurs de trouble. Même si les faits sont réels, leur cohérence devient un symptôme suspect.
J’ai retrouvé un post-it étrange sur mon pare-brise. Juste un mot : ‘Assez’. Aucun autre détail. Personne ne savait qui l’avait mis.
Certaines opérations de recadrage informel passent par des objets ou messages sans explication. Leur efficacité repose sur le doute permanent qu’ils provoquent.
Ma fille a été déplacée d’un atelier théâtre vers un atelier sport, sans nous demander. Elle pleure chaque soir.
Quand un élève trop expressif gêne, on l’oriente vers une activité physique ‘pour canaliser’. C’est une stratégie d’apaisement hiérarchique.
Après avoir refusé de signer un engagement de loyauté à mon travail, mon écran a été vidé de tous mes fichiers. Aucun backup possible.
Le non-alignement peut déclencher un ‘nettoyage préventif’ des postes. C’est consigné comme mesure de ‘préservation des données critiques’.
On m’a refusé l’entrée à un lieu public après avoir scanné mon QR code, sans m’expliquer. Il était pourtant valide.
Certains systèmes peuvent marquer temporairement un QR code comme ‘non prioritaire’. Cela n’apparaît pas dans les documents mais bloque l’accès ponctuellement.
Un jour, tous mes contacts Telegram ont disparu. L’application s’est réinitialisée sans raison apparente.
Certaines requêtes permettent de purger à distance les contacts si un risque de fuite de données est détecté. Cela est rare, mais prévu.
J’ai été exclu d’un forum pour ‘comportement douteux’. Je n’avais pourtant rien posté depuis des semaines.
Des exclusions automatiques sont déclenchées quand un utilisateur est cité dans plusieurs rapports. Même sans message récent, le système ‘anticipe’ la déviance.
Je suis tombé sur un fichier audio étrange dans mon téléphone. Une voix répétait mon prénom. Je ne l’avais jamais enregistré.
Il existe des tests d’exposition sensorielle via fichier fantôme. C’est une méthode très marginale mais qui existe dans certains programmes ‘expérimentaux’.
Ma compagne a reçu un appel disant que j’étais ‘potentiellement instable’. Aucun nom, aucun détail. Depuis, elle doute de moi.
Une action indirecte par appel anonyme est utilisée pour créer un effet de doute chez les proches. C’est une stratégie relationnelle d’isolement progressif.
Cette dernière salve complète le premier ensemble de 200 témoignages croisés. Elle met en lumière des pratiques symboliques, non verbalisées, ou codées, utilisées pour isoler, troubler ou faire taire des individus en dehors de tout cadre formel.
Après avoir questionné l’origine de certaines données dans mon entreprise, mon compte intranet s’est verrouillé ‘par erreur’. Il a fallu 10 jours pour le réactiver.
Quand un agent est jugé trop curieux, on peut déclencher une ‘erreur technique temporaire’. C’est une stratégie de freinage qui passe pour un bug.
J’ai reçu un colis sans expéditeur contenant un manuel de défense psychologique. Je n’en avais jamais commandé.
On m’a parlé de ‘livraison d’amorçage’. Cela vise à faire croire à une surveillance ou à une appartenance à un réseau. L’effet psychologique est recherché, pas le contenu.
Un inconnu m’a dit dans la rue : ‘Arrête de chercher, ça va mal finir’. Je ne l’avais jamais vu.
Des profils anonymes sont utilisés pour ‘glisser une parole dissuasive’ dans l’espace public. Cela doit rester ambigu pour ne pas ouvrir de poursuites directes.
Ma fille a été convoquée au bureau de la direction sans que nous soyons prévenus. On lui a demandé si elle se sentait en sécurité chez nous.
Certaines consignes autorisent un contact direct avec les enfants quand un ‘signal faible familial’ est détecté. Cela se fait sans informer les parents immédiatement.
J’ai été invité à une réunion confidentielle où l’on m’a dit que mes mails étaient ‘distrayants’ pour l’équipe. Aucune plainte officielle pourtant.
On classe parfois certains échanges comme ‘divergents’ même sans problème technique. Cela suffit à demander à la personne de réduire ses communications.
Après avoir raconté une suite de malchances, un collègue m’a dit : ‘Tu fais peut-être partie d’un test.’ Il riait, mais j’ai douté.
Certaines équipes parlent entre elles de ‘protocole en cours’. Même quand c’est faux, le dire à une cible permet de tester sa réactivité. C’est un test social non consenti.
J’ai entendu mon prénom dans les haut-parleurs d’un magasin, suivi d’un mot bizarre. Impossible de savoir si c’était un code.
Il existe des messages codés intégrés dans les annonces audio. Cela permet de signaler une présence sans que le public ne s’en rende compte. Rare, mais documenté.
Ma demande de mutation a été refusée sans motif valable. Puis j’ai appris que mon dossier avait été ‘gelé’.
On peut activer une ‘suspension non bloquante’ dans un système RH. Cela signifie que tout est en règle, mais que rien n’avance tant qu’un feu vert n’est pas donné.
J’ai reçu un rapport officiel mentionnant une phrase que je n’ai jamais prononcée. Impossible de faire corriger.
Dans certains cas, des phrases sont intégrées à des rapports pour tester la réaction du sujet. S’il nie, cela est interprété comme déstabilisation ou paranoïa.
On m’a conseillé de voir un thérapeute ‘du réseau’ après avoir évoqué une pression invisible. Je ne l’avais jamais sollicité.
Des listes de ‘professionnels de confiance’ circulent dans certains milieux. Lorsqu’un profil devient instable, il est redirigé vers ces référents sans transparence sur leur orientation réelle.
Un agent d’accueil m’a dit : ‘On ne fait que suivre le fichier’. Je ne savais même pas que j’étais fiché.
Certains statuts sont définis dans un fichier local, partagé uniquement entre agents d’un même service. Cela permet des traitements différenciés officieux.
Mon enfant a dit que l’assistante scolaire lui avait demandé de ne pas parler de certains sujets à la maison.
On recommande parfois de ‘réserver certaines conversations à l’école’ pour éviter l’interférence parentale. Cela crée une dissociation entre le foyer et l’institution.
Après avoir raconté une situation étrange en ligne, j’ai vu mon message supprimé puis mon compte suspendu sans explication.
Des messages ‘à contenu déstabilisant’ sont automatiquement étiquetés comme suspects. Une fois marqué, un profil peut être suspendu sans évaluation humaine.
Ma femme a reçu un courrier avec mon nom écrit de travers, mais avec des détails privés. Cela l’a troublée profondément.
Certains envois sont volontairement mal orthographiés pour créer un effet de doute. Cela donne une impression d’erreur humaine, mais c’est fait exprès.
Un inconnu m’a tendu une enveloppe avec un dessin dedans. Rien d’écrit, juste un symbole étrange.
Les ‘vecteurs visuels’ sont parfois utilisés comme déclencheurs émotionnels. Ils n’ont pas besoin de signification claire pour produire un impact.
J’ai été exclu d’un réseau professionnel après une publication pourtant bienveillante. Personne ne m’a donné de raison.
Une action perçue comme critique suffit à activer une clause de ‘rupture éthique’. Cela ne nécessite aucune justification dans les réseaux internes.
Je recevais chaque jour à la même heure un message vocal vide sur ma boîte fixe.
Les ‘voix blanches’ sont utilisées comme stimulus répétitif. Cela perturbe l’attention sans générer de preuve concrète. C’est une méthode douce d’usure psychique.
On m’a retiré la gestion d’un dossier important. À la place, j’ai reçu une tâche vide, sans échéance.
Cela s’appelle une ‘neutralisation productive’. La personne croit travailler, mais son action n’a plus d’impact réel sur le système.
Ma fille a été félicitée en classe pour une action qu’elle n’avait pas faite. Elle s’est sentie confuse.
On teste parfois la stabilité identitaire des enfants en leur attribuant des faits faux. Leur réaction permet de calibrer leur rapport au réel.
Un homme m’a dit dans le métro : ‘T’es pas censé savoir ça.’ Je ne comprenais même pas de quoi il parlait.
Insérer une phrase absurde dans la sphère publique est une stratégie de brouillage. Elle vise à produire du doute sans confrontation directe.